Trousse de secours pour faune sauvage en détresse

Trousse de secours pour faune sauvage en détresse

Lorsque l’on trouve un animal sauvage en détresse, un sentiment de panique s’empare de nous. Comment agir ? 

Restez calme, analysez la situation avant d’agir, éloigner vos chiens, parlez le plus doucement possible. 

Appelez le centre de soins le plus proche pour prendre des conseils.

Attention : ne jamais nourrir ou donner à boire à un animal sauvage en détresse. En fonction de ce qu’il a, cela pourrait empirer son état voire le tuer. Il ne faut jamais s’improviser soigneur.

ETAPE 1  : Sécurisez l’animal

 

Si vous trouvez l’animal pendant votre trajet en voiture : un conseil prudent est de toujours avoir dans son coffre :

  • Triangle réfléchissant / gilet fluo, pour vous mettre en sécurité.

 

  • Des gants pour protéger l’animal des maladies et vous protéger (maladies, blessures via les serres, becs, griffes…).

 

  • Des gants en latex (petits oiseaux).

 

  • Des gants de jardinage (hérissons).

 

  • Des gants renforcés type rapace (rapaces, renards, blaireaux, sangliers, chevreuils, goélands, corneilles, corbeaux…).

 

  • Cartons de différentes tailles (vous pouvez les plier) préalablement troués de “ petits trous “ pour que l’animal respire.

 

  • Feuilles et stylos : pour noter le contexte de découverte et vos coordonnées.

 

  • Du scotch : pour fermer le carton et accrocher la feuille.

 

  • Si vous avez beaucoup de place, vous pouvez mettre une grande caisse (type gros chien) qui sera adaptée à un renard, blaireau ou un chevreuil par exemple.

 

  • Toute espèce : un drap / plaid qui ne s’effiloche pas (risque d'étouffement selon l’animal) à placer au fond. Pour les oiseaux, si vous n’avez pas de tissu, vous pouvez mettre du papier journal.

 

  • Garder sur vous le contact du centre de soins le plus proche de chez vous.

Si vous trouvez l’animal pendant une balade :

Vous pouvez glisser dans votre sac à dos : un tissu, une paire de gants (latex ou jardinage), une feuille (pour écrire le contexte) + sur votre téléphone ou un post-it le n° du centre de soins le plus proche.

Pour transporter l’animal, n’hésitez pas à demander à un commerçant ou cabinet vétérinaire (par exemple) un carton, du papier journal pour le fond, des ciseaux pour faire des petits trous, et du scotch.

Vous avez besoin d’aide pour prendre en charge l’animal ?

(Gros mammifère par exemple) : appelez des proches (en parallèle du centre de soins que vous aurez appelé en priorité). Parfois les pompiers interviennent selon les communes. 

Attention : assurez-vous TOUJOURS que l’animal soit transféré au centre de soins. Il est le seul en capacité de soigner l’individu en détresse. Le centre de soins vous indiquera la marche à suivre et les contacts à prendre le cas échéant.

 

ETAPE 2  : Contactez un centre de soins

 

  • Vous déplacer reste la meilleure solution (gain de temps pour l’animal qui agonise).

 

  • Si vraiment cette solution est impossible : demandez à votre entourage s’il peut faire le trajet.

 

  • En dernier recours, le centre de soins peut faire appel à son réseau de rapatrieurs, mais c’est plus long, et sans garantie que quelqu’un soit disponible rapidement.

ETAPE 3 : Plus de bruit !

 

En attendant la prise en charge de l’animal :

  • Vous êtes à la maison ? Placez-le dans une pièce calme, dans le noir, à l’abri des animaux domestiques et hors d’atteinte des enfants.

 

  • Vous faites le trajet ? On joue au roi du silence, adoptez une conduite prudente (même dans les virages), ne fumez pas, gardez une température moyenne (ni trop de clim, ni trop de chauffage)

 

  • N’ouvrez pas le carton.

 

  • Le stress chez les animaux sauvages peut être dramatique. 
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